Crédit photo Chris-Håvard Berge

Messages clés

  1. Les restrictions actuelles ne répondront pas aux défis qui persistent dans l’accès à l’avortement au Canada. 
  2. Les gouvernements provinciaux et territoriaux doivent établir des programmes pour assurer la couverture du coût de Mifegymiso dans leurs régimes d’assurance, y compris une couverture spéciale pour les individus n’ayant pas d’assurance-santé provinciale/territoriale.
  3. Le gouvernement fédéral pourrait établir un programme pour couvrir l’ensemble des coûts associés à Mifegymiso. Ce programme pourrait servir de fondement à une éventuelle stratégie nationale d’assurance-médicaments.
  4. Les restrictions actuelles doivent être révisées afin de :
  • Prolonger la limite de gestation à 10 semaines. 
  • Abolir l’exigence de distribution exclusive par des médecins et envisager des façons d’assurer le transfert des tâches, dans la prestation de l’avortement médical, en formant d’autres professionnels de la santé (comme des infirmier(ère)s praticien(ne)s et des sages-femmes) et en leur permettant de fournir ces services.
  • Abolir l’exigence d’échographie obligatoire.
  • Abolir l’exigence de supervision médicale de l’administration du médicament à la patiente.
  • Créer un registre national publiquement accessible des professionnels de la santé qui sont formés pour prescrire Mifegymiso afin que les personnes qui ont besoin de ces services ou les professionnels qui veulent recommander des patientes sachent qui est formé pour le prescrire.

Conseils pour demander une rencontre

  • Si vous n’avez pas de réponse après 1-2 semaines, faites un suivi par courriel ou par téléphone.
  • Si une rencontre en personne n’est pas possible, proposez une conversation téléphonique.
  • Vous pouvez également consulter l’horaire de votre député-e (sur Twitter ou sur son site Internet, voyez où il/elle sera et quand. N’hésitez pas à lui poser des questions lors de réceptions, d’assemblées publiques, etc.).
  • Tentez d’obtenir le nom de l’adjoint ou du responsable des politiques de votre député-e – ces personnes connaissent souvent mieux les enjeux spécifiques et peuvent faciliter des rencontres et l’échange d’information. 

Si vous réussissez à obtenir une rencontre : 

  • Adaptez votre message selon le parti politique que le/la déput-ée représente.
  • Faites vos recherches : assurez-vous de connaître son parcours politique, professionnel et personnel (Le député a-t-il une position connue en matière d’avortement? Consultez cette liste de députés « anti-choix » : http://www.arcc-cdac.ca/fr/2015-Resultats-elections-fr.pdf).
  • Apportez des documents pertinents (voir les sections Contexte, Messages clés et Infographiques du présent document).
  • Articulez clairement votre ou vos demandes (Que voulez-vous tirer de cette rencontre? Quel rôle envisagez-vous pour votre député-e?).
  • Faites un suivi en le/la remerciant et en résumant les prochaines étapes convenues (le cas échéant).  

MODèle de lettre

Cher(ère) ________,

Je m’appelle ____________, de l’organisme [nom de l’organisme, le cas échéant. Renseignements à propos de votre organisme].

En tant que [partisan/partisans] du régime de soins de santé universel du Canada, [je vous écris/nous vous écrivons] pour vous faire part de préoccupations concernant le déploiement du médicament Mifegymiso, l’étalon-or de l’avortement médical.  

Comme vous le savez peut-être, les gens rencontrent plusieurs défis dans l’accès aux services d’avortement au Canada. La majorité des cliniques sont situées dans des régions urbaines à moins de 150 km de la frontière des États-Unis. Seulement un hôpital sur six fournit des services d’avortement. Cela signifie que de nombreuses femmes doivent parcourir de longues distances (et parfois sortir du pays) à leurs frais pour recevoir des soins en temps opportun. Aucune procédure médicalement nécessaire ne devrait être aussi difficile d’accès.

Mifegymiso a le potentiel de devenir la solution à plusieurs de ces obstacles. Toutefois, le médicament a été approuvé avec des restrictions inutiles – notamment l’exigence que les médecins soient les seuls à le distribuer (aucun autre médicament, y compris des substances fortement réglementées comme les narcotiques, ne s’accompagne d’une telle exigence). Mifegymiso ne pourra être utilisé que dans les sept premières semaines de gestation, comparativement à dix semaines aux États-Unis. Son coût sera un autre obstacle considérable. On s’attend à ce que Mifegymiso soit introduit à un prix de 300 $ par régime, et les provinces et territoires tardent à l’ajouter à leurs formulaires.

L’ensemble de ces restrictions affectera considérablement l’accès à une procédure à laquelle tous les individus ont droit, au Canada.

J’aimerais avoir l’occasion de vous rencontrer dès que possible pour discuter de cet enjeu. Vous pouvez communiquer avec moi à [adresse de courriel/numéro de téléphone].

En vous remerciant à l’avance et dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, [Madame / Monsieur], l’expression de [mes/nos] sentiments distingués,

[Nom]