La Gendarmerie royale du Canada (GRC) n’a pas encore annoncé la couverture des coûts de Mifegymiso et l’accès à ce médicament pour les personnes couvertes par son programme dans les provinces et territoires n’ayant pas encore mis en œuvre la couverture des coûts.

Depuis le 1er avril 2013, tous les membres actifs de la GRC sont considérés comme des « personnes assurées » en vertu de la Loi canadienne sur la santé et reçoivent leurs soins de santé de base par le biais du système de santé de leur province ou territoire de résidence. La province ou le territoire offre les mêmes services de santé de base aux membres actifs de la GRC qu’à tous ses résidents. La GRC couvre le coût additionnel des soins de santé de base dans des circonstances exceptionnelles, notamment lorsqu’un membre actif de la GRC doit payer pour des soins de santé de base reçus à l’extérieur de sa province ou de son territoire de résidence, en cas de différence des coûts en période d’attente après un transfert dans une autre province, et dans d’autres cas semblables.

 

Obstacles à l'accès : 

Nous incitons le gouvernement à : 

1. Assurer l’accès facile, équitable et en temps opportun à un ensemble complet de biens et de services de santé sexuelle et génésique, y compris la couverture du coût de Mifegymiso.

 

2. Mettre en œuvre des mesures pour évaluer de manière plus exacte les taux de cas déclarés et non déclarés de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle; examiner les politiques et programmes éducatifs concernant la violence sexospécifique dans la GRC; et amorcer une réforme culturelle à grande échelle concernant le traitement des membres de sexe féminin, trans et LGBQ.

 

3. Améliorer l’intégration des individus de populations marginalisées (y compris les femmes, les personnes trans et les LGBQ) dans les structures de leadership de la GRC.

 

4. Mettre sur pied une agence indépendante afin de recevoir les signalements de conduite sexuelle inappropriée et de fournir du soutien aux victimes, en tant qu’élément d’une approche pour améliorer les mécanismes de réponse au harcèlement sexuel et aux agressions sexuelles.

Des recours collectifs et des témoignages publics démontrent que la GRC peut être un milieu de travail hostile pour ses membres qui ne sont pas des hommes cisgenres. L’an dernier, jusqu’à 1 100 femmes ont amorcé des plaintes contre la GRC pour harcèlement sexuel ou discrimination. Ces plaintes relèvent de deux recours collectifs intentés contre la GRC – un en 2012 et l’autre en 2015 – alléguant un long historique de harcèlement sexuel, d’intimidation et de discrimination sexospécifique de la part de membres masculins de la GRC à l’endroit de leurs collègues féminines. En vertu du règlement conclu, la GRC a accepté diverses mesures, notamment une formation améliorée pour ses membres actuels et ses recrues ainsi que l’augmentation du nombre de femmes dans ses rangs.

Devenir un milieu de travail plus accueillant de la diversité des genres et plus sécuritaire pour tous les individus nécessite de s’occuper de la violence, du dénigrement et de la discrimination sexospécifiques. Ceci signifie de prendre au sérieux les besoins importants de soins de santé, y compris ceux liés à la santé sexuelle et génésique.