Coût élevé pour les patientes

Les provinces et territoires n’ont pas encore accepté de couvrir Mifegymiso par le biais du formulaire ou d’un remboursement intégral des coûts. À 300 $ par régime, ce médicament est inabordable pour les personnes dont les ressources sont limitées. L’ACMTS procède actuellement à l’évaluation de Mifegymiso pour déterminer s’il sera inscrit sur les formulaires de médicaments des provinces et territoires. Or même s’il était ajouté aux formulaires provinciaux et territoriaux, de nombreuses Canadiennes devront payer le médicament par leurs propres moyens. Approximativement un tiers des individus ne sont pas couverts par les régimes provinciaux/territoriaux d’assurance-santé (aide sociale) ou par une assurance privée, au Canada. Cela signifie qu’une personne sur trois qui vit au Canada n’a aucune assurance-médicaments. De plus, tous les régimes d’assurance privée ne couvriront pas nécessairement Mifegymiso. Tout cela, en dépit du fait que ce médicament est de 3 à 4 fois moins coûteux qu’un avortement chirurgical – et permettrait d’importantes économies aux systèmes de soins de santé, en particulier dans un contexte où il est démontré que l’avortement médical est préféré à l’approche chirurgicale dans 50 % des cas.